
Ma chambre d’enfant était, sans que je le sache, une camera obscura, où les arbres du dehors apparaissaient alors comme pendus à l’envers sur les murs. Grandir au cœur de ce phénomène naturel d’apparition de l’image a, par la suite, profondément orienté ma relation au monde, et m’a menée vers l’exploration de dimensions sensibles, notamment à travers la pratique de la photographie en sténopé.
Aujourd’hui, j’aime travailler en immersion dans les paysages, tout en ayant une posture écosophique avec les dimensions du vivant. Cette attention portée au vivant me permet de retisser des liens perméables avec les espaces naturels et d’explorer de nouveaux récits sur la place intime que nous y occupons.
Mon travail s’inscrit dans une imbrication entre le dessin, la photographie et la sculpture, voire la céramique.