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J’ai commencé ce travail autour de mon expérience sur le déplacement. Depuis que je suis

venue en France, je me suis beaucoup déplacée entre la Corée, la France et les pays alentours comme le japon et l’Allemagne mais aussi en France : Tours, Annecy, Grenoble.

Je pars tant des observations de mes parcours quotidiens que des événements historiques

liés aux lieux que je traverse.

Ils touchent la question de la mémoire, de l’histoire, de l’espace, du temps et de la vanité.

A partir d’un trajet urbain, je réalise une cartographie subjective (à l’encre de Chine,

au crayon de couleur, au stylo bille, à l’acrylique…) puis je fabrique des maquettes en

carton des bâtiments issus de cette cartographie.

Cette approche de l’espace – descriptive mais distancée – propose une échelle aléatoire et

une vision synthétique des souvenirs qui s’y rattachent.

En parallèle, j’inscris sur mes parcours quotidiens des reproductions en papier – à

l’échelle 1 – des formes usuelles que je rencontre.

Ce travail traite ainsi de la spatialisation de la mémoire et de sa fragilité onirique.

 

Instagram : @satgat_